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« Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde »
1ère lecture Ac 12, 24 à 13,5 ; évangile de Jn 12, 44-50

En ce temps-là, Jésus s’écria :
« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé
et celui qui me voit, voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le
monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis
pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles
aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour.
Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a
donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son
commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a
dit. »
Commentaire :
Le passage de St Jean lu ce jour se situe juste avant le récit de la passion. Jésus y proclame
d’une voix forte (il s’écrie) qu’Il est Parole du Père ; ce n’est pas de sa propre initiative qu’il
parle. Il l’atteste lui-même : il ne fait qu’obéir au Père qui l’a envoyé et lui commande ce qu’il
doit dire.
La parole de Jésus éclaire, sort des ténèbres, juge ce qui est lumière et ténèbres ;
concrètement, cette parole sauve celui qui croit en Jésus, qui croit en sa parole, et se laisse
interroger par elle.
Dans ce passage, Jésus lui-même se nomme parole de Dieu c’est cela même que St Jean
annonce dès les premières lignes de son évangile, dans son prologue. Par cette déclaration à
voix forte, Jésus atteste que tout ce que nous entendons dans les chapitres de 1 à 12 est bien
Parole de Dieu qui vient nous sauver. Quel trésor !
A la suite de Jésus ressuscité, les apôtres transmettent une parole féconde qui se multiplie,
nous dit la 1° lecture qui ensuite nous rapporte la manière dont cette parole jaillit dans le
groupe des apôtres. Nous en retenons 5 points.
Les 2 apôtres n’agissent pas seuls, ils s’en remettent à la communauté.
La décision est le fruit d’un temps vécu ensemble dans la prière et le jeûne ; un jeûne qui les
met à l’écart des agitations et préoccupations quotidiennes et leur donne de mieux sentir
l’essentiel.
La décision concernant Barnabé et Saul vient de plus grand que le groupe, de l’Esprit Saint,
comme la parole de Jésus reçue du Père.
Si l’envoi se matérialise par des gestes humains, le texte nous dit que c’est bien par l’Esprit
Saint qu’ils sont envoyés, comme Jésus est envoyé par le Père.
L’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part Barnabé et Saul pour moi ». La finalité de cette
séparation n’est pas pour eux, ni pour d’autres hommes mais pour l’Esprit Saint. Pour Lui, pour
que grandisse dans le monde l‘esprit de Dieu, dans une soumission à L’Esprit. Œuvrer pour
l’Esprit de Dieu c’est plus fort que simplement être envoyé par l’Esprit.
Quand nous guette la déception devant le peu de fruits portés par notre investissement, nous
pouvons relire notre histoire à la lumière de ces 5 points. Comment fut prise la décision ? Quel
esprit nous a mis en route ? Pour qui avons-nous travaillé ? Comment rendons-nous compte
à Celui qui nous envoie pour Lui ?
Et si nous faisions cette relecture avec d’autres, dans un esprit de communion ?
Françoise et Gérard

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