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En forme d'introduction à un partage d’Évangile

Plutôt qu’une homélie, je vous propose quelques pistes pour un partage d’évangile dans vos maisons.
Mais d’abord quelques mots de présentation du chapitre 20 de saint Jean où se trouve l’évangile du jour.
(Présentation du chapitre 20 de Jean en synopse à la suite du commentaire en page 2)
Ce chapitre est divisé en 4 épisodes. Le premier, que nous avons lu dimanche dernier, raconte la venue au tombeau de Marie Madeleine qui constate que la pierre a été enlevée, qui court trouver Pierre et l’autre disciple lesquels se rendent alors au tombeau. L’épisode se termine par ces mots : « Il vit et il crut. »
L’épisode 2 était en lecture pendant l’octave de Pâques. Jésus apparaît à Marie Madeleine qui, à nouveau, va avertir les disciples.
Nous lisons aujourd’hui l’épisode 3 et 4. Jésus apparaît à ses disciples « confinées chez eux », une première fois alors que Thomas est absent et une deuxième fois en sa présence. Nous trouvons à la fin du chapitre à nouveau ces mots clés : « heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Maintenant les pistes pour un partage d’Évangile, un échange entre vous, une réflexion personnelle.
1ère piste : le 8ème jour.
Les trois premiers épisodes se déroulent le 1er jour de la semaine, le 4ème « huit jours plus tard. » Ce n’est pas un hasard. Ce 8ème jour est notre dimanche, le jour où nous nous rassemblons pour la Pâques du Seigneur. Il y a eu un 1er jour et désormais, il y a autant qu’il faudra de 8èmes jours qui sont un 1er jour de la semaine. Dans ce temps de confinement, nous pouvons partager sur le sens du dimanche, de ce rendez-vous hebdomadaire dont nous sommes privés. Qu’est-ce qu’il nous apporte ? En quoi nous manque-t-il en ce moment ?
2ème piste : les portes verrouillées.
Les deux fois où Jésus vient dans le lieu où ses disciples sont réunis, le texte précise que les portes étaient verrouillées. En ce temps de confinement, nous avons verrouillé nos portes pour nous protéger d’un virus. Mais il nous arrive de verrouiller nos portes pour d’autres raisons qui ne sont pas forcément bonnes : portes de notre pays, de nos cercles de connaissances, de notre cœur… Nous pouvons en parler sans nous juger. Quelles conséquences y-t-il à fermer les portes ? Nous pouvons également réfléchir au sens qu’il y a de penser que, malgré les portes fermées, Jésus vient.
3ème piste : la paix que Jésus est venu nous donner
Les deux fois où Jésus apparaît à ses disciples, il leur donne la paix : « La paix soit avec vous. » Quelle est cette paix que Jésus est venu nous apporter. Je me risque à un propos polémique. L’épidémie provoque la mort de nos proches, de nos amis. Pour des raisons sanitaires, il meurt isolé, sans la présence de ceux qu’ils ont aimés et qui les aiment. Cet état de fait se passe trouble connu. Nous sommes en paix. Mais est-ce la paix que Jésus est venu nous donner, est-ce cette paix que nous sommes appelés à nous donner les aux autres ?
Dernière piste : la place du corps dans notre vie de foi
Thomas, dans le processus qui le conduit à confesser Jésus comme Seigneur et Dieu, a Jésus devant lui, avec son corps. L’évangile ne nous dit pas s’il le touchera mais il peut le voir. Jésus conclut la rencontre en affirmant : « heureux ceux qui croient sans avoir vu » mais le corps, ce qu’on peut voir, toucher, prendre, a sa place dans le processus qui conduit à la foi. Aujourd’hui, quels sont les corps qui nous aident à croire ? Le corps du Christ dans le pain et le vin ? Le corps de nos communautés, de notre paroisse, de notre Église ? Les corps malades ? Nos propres corps qui peuvent faire signe à l’autre pour l’encourager dans la foi ?
Bon échange, bon dimanche, Bruno Millevoye


Jean 20,
01 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
02 Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » 03 Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. 04 Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. 05 En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. 06 Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,07 ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
08 C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
09 Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
10 Ensuite, les disciples retournèrent chez eux.
11 Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. 12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
13 Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » 14 Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 15 Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » 16 Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. 17 Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. 25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » 27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » 28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » 29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. 31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

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