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Evangile : Luc 10, 1-12

14ème dimanche ordinaire – 7 juillet 2019
Evangile : Luc 10, 1-12

« Paix à cette maison ».
Paix à nous tous.
« S’il y a, là, dans l’église un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ». (Jésus)
Nous sommes tous un ami de la paix.
Avant la communion, nous échangerons un geste de paix.
D’où vient ce geste ?
De Saint Paul.
« Saluez-vous les uns les autres et saluez tous les frères – les chrétiens – en échangeant le baiser de paix » (Lettre aux Romains et 1ère lettre aux Thessaloniciens).
On a fait ce geste dès le 2ème siècle :
« On se donnait un baiser de paix sur la bouche, chastement, pour symboliser à la fois : le don et l’accueil entre croyants ».
Donner (se donner) et accueillir (recevoir).

Le geste de paix a évolué au cours de l’histoire.
Par exemple, en 397, on a interdit le baiser de paix entre hommes et femmes.
Nous, aujourd’hui, on se fait un sourire, on se serre la main, on s’embrasse, on se dit un mot, etc…
C’est plus ou moins spontané !
C’est beaucoup plus qu’un geste de sympathie, de bienveillance, etc…
Au Moyen-Orient, au Liban et en Syrie, surtout, les catholiques maronites font un très beau geste, très significatif :
« Celui qui reçoit la paix présente ses mains jointes et celui qui donne la paix les entoure dans ses mains ».
C’est vraiment la paix du Christ que nous donnons ; une paix plus forte que nos différences, nos divergences, nos antipathies ; et même plus forte que notre amitié, notre affection.

Deux exemples :

1. A la messe en prison, on fait le geste de paix.
Mais certains hommes hésitent à tendre la main à un autre quand il sait qu’il a commis un viol, ou agressé violemment des enfants ou des personnes âgées.
Il y a des codes de morale !
Mais, quelle que soit notre histoire, c’est le Christ qui nous rassemble et nous rapproche.
C’est parfois plus facile – ici aussi ! – de donner la paix à une personne qu’on ne connaît pas, dont on ne connaît pas la vie.

2. C’est une jeune (pas de la paroisse)
Un jour, elle était à la messe avec son père juste après une violente dispute avec lui.
Elle a dit :
« Au moment du geste de paix, mon père s’est tourné vers moi. Il m’a regardée les yeux dans les yeux et il m’a dit : « la paix du Christ ». Alors, ma colère est tombée et on a vraiment prié ensemble ».
Geste de paix… de pardon… de réconciliation.

Quand nous échangeons le geste de paix : en couple, entre parents et enfants, entre frères et sœurs, avec tel paroissien, etc… : qu’est-ce-que vous exprimez par ce geste ?

En fait, le geste de paix commence avec le Notre Père.
St Cyprien, 3ème siècle :
« Quand vous priez ensemble le Notre Père, Dieu ne doit pas entendre 250 voix dans l’église, mais reconnaître 1 seule voix : celle de Jésus ».
Et St Augustin :
« Quand nous prions ensemble le Notre Père, il n’y a qu’un seul priant : Jésus ».

C’est pour cela que, juste avant le geste de paix, nous demandons à Jésus : « conduis-nous vers l’unité parfaite ».
Alors : nous pouvons communier au corps du Christ ; nous devenons un seul corps, le Corps du Christ.

En silence : demandons au Christ de nous donner sa paix ; qu’il nous apaise, nous pacifie.

P. Yves Longin

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