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Luc 4, 21-30

Messe animée par le groupe des visiteurs des malades à domicile et EHPAD

Vous savez ce que Jésus nous a dit :
« J’étais malade et vous m’avez visité ».
Et juste après :
« J’étais malade et… vous ne m’avez pas visité.
Ce que vous avez fait ou… pas fait pour ces malades qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ou pas fait ».
Mathieu 25.

. Concrètement

Au niveau religieux, notre paroisse a la charge de 3 EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) et d’un petit hôpital gériatrique, rue Feuillat.
Nous y célébrons la messe une fois par mois avec, pour chaque maison, une équipe de paroissiens qui font aussi des visites individuelles dans les chambres.
Beaucoup d’autres personnes, parmi nous notamment – moi aussi – vont porter la communion, le Corps du Christ, à domicile, chez des paroissiens, des membres de leur famille, des voisins, etc…
Ce sont des moments tout simples de partage, de prière et de communion avec la personne qu’on visite ; c’est beaucoup de joie.

Le Père Monfalcon, qui a été Vicaire Général du diocèse, a dit le sens profond de ce service :
« Quand des personnes ne peuvent venir à l’Eucharistie, c’est à l’Eucharistie d’aller chez elles ».
C’est une priorité de notre paroisse ; donc : pour chacun de nous.

. Mais : est-ce toujours facile d’être avec ou de visiter des personnes très malades, âgées, dépendantes ?
NON ;
Parfois, on se sent vraiment impuissants.
On ne sait pas toujours quoi dire ou quels gestes faire.
Jean Vanier, qui a vécu avec des personnes ayant un handicap mental, a accueilli un jour un enfant « en très grande souffrance ».

Il a dit :
« Il était aveugle et sourd.
Nous n’avions que nos mains pour communiquer avec lui.
Avec nos mains, nous lui avons fait comprendre qu’il était beau… beau… ».
Comme est beau le visage fatigué et souffrant d’une personne très malade ou âgée.
« Nos mains peuvent transmettre notre amour et l’amour de Jésus ».

Caresser le visage.
Serrer sa main dans notre main.
Prier en silence.

. Pas facile aussi :
car ce que vit la personne malade, âgée, dépendante, peut nous angoisser, nous fragiliser et nous renvoyer à nous-même :
notre peur d’être malade, peur de souffrir, de vieillir, de mourir. Pas peur de la mort elle-même, mais de mourir.

Cette angoisse et cette fragilité sont peut-être une chance et une grâce pour nous.

Un jeune de 18 ans, canadien, a ouvert avec ses copains une discothèque spécialement pour des jeunes ayant un handicap.
Un soir, une fille de son âge, ayant un handicap mental et en fauteuil roulant, lui a demandé de danser avec elle.
Ça : il ne l’avait pas prévu ! Ça l’a déboussolé.
Cette fille de son âge lui demandait de passer de la situation facile de celui qui aide les autres à une relation de personne à personne.
Il a dit :
« J’ai reçu son invitation comme une gifle, puis comme un cadeau. Grâce à elle, j’ai pris conscience de mes propres fragilités que je dois assumer, moi aussi. Mais ça m’a rendu plus humain, plus vrai et plus aimant ».

Comme Jésus ?

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