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Sg 2,12.17 – 20 ; Jc 3, 16 – 4,3 ; Mc 9, 30 – 37

« Tu veux être le premier … alors sois le dernier de tous et le serviteur de tous ».
Quelle est la place du service des autres dans notre vie ?
Martin un scout de France de 17 ans a dit dans le journal La Croix (Août) :
« J’ai envie d’aller aux scouts pour … coucher sous la tente. Ce qui me plaît aujourd’hui, c’est de faire avec les autres des choses que je n’aurai jamais faites tout seul ; comme servir des repas aux sans domicile fixes et aux réfugiés ».
Le service des autres c’est une chose importante qu’on apprend aux Scouts et dans d’autres mouvements, groupes.
Et ça, de deux façons :
Le service entre scouts, dans le groupe, ex : faire la vaisselle, ramasser du bois pour la veillée,
Et le service des autres en dehors du groupe.
Mais c’est surement les familles qui sont le premier lieu où, ensemble, parents et enfants, on apprend le sens du service des autres.
2 questions:
1. Je sais que beaucoup d’entre vous vont voir des personnes malades, âgées, seules, en grande difficulté.
D’autres rencontrent des gens dans leur quartier, aux restos du cœur, des réfugiés, ou servent des repas aux Sans Abris.
Il y a aussi tous les petits gestes d’attention et de service des autres dans la vie associative et professionnelle, etc. …
Il y a mille façons d’être serviteur de tous.
Ma question :
Quelle considération et quelle estime avons-nous pour ces personnes que nous rencontrons quand nous leur « rendons service »?
Est-ce que nous avons une vraie relation de personne à personne ? Même quand on reste en silence, notamment avec des grands malades.
Pouvons-nous dire tout ce que ces personnes nous apprennent ? Les richesses de leur personnalité, de leur histoire, et de leur vie, parfois très dure ?
Peut-être que ce sont elles qui nous rendent plus simples et plus riches humainement.
Quand je sors de la prison ou de l’hôpital du Vinatier, je suis souvent « vidé » ; mais ça fait partie de mes expériences les plus fragilisantes et les plus fortes.
Ça va très loin.
Un artiste a peint la parabole du Bon Samaritain sur un vitrail de la cathédrale de Chartres ; vous savez cet étranger qui soigne un blessé sur le bord de la route (Évangile St Luc).
Il y a un détail lumineux pour notre foi ; l’artiste a peint le même visage au Bon Samaritain et à l’homme blessé ; le même visage ? Celui de Jésus.
Soignant … soigné,
Serviteur … servi.
On a tous la même pauvreté intérieure et la même grandeur.
Toute la même dignité : celle de Jésus.

2. Ma 2ème question :
Jésus a pris un enfant.
Le mot grec qui veut dire enfant peut se traduire aussi par serviteur.
Alors sommes-nous comme l’enfant ? A la fois :
- Quelqu’un qui rend service ; serviteur.
- Et quelqu’un qui accepte d’être « obligé » demander service aux autres ; accepter qu’on me rende service, d’être plus ou moins dépendant des autres.

Aimer, c’est donner et recevoir.
Regardons Jésus priant :
Le dernier et le serviteur de tous, c’est toi Jésus.
Le plus grand, c’est toi Jésus quand tu es à genoux pour laver les pieds de tes disciples et quand tu es étendu sur la croix.
Tu es ressuscité. Servir, être serviteur nous ressuscite à la vie !

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