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Is 35, 4-7a - Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10 - Jc 2, 1-5 - Mc 7, 31-37

Dimanche dernier déjà la lettre de Saint Jacques associait « la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion » et le fait de « venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur », c’est-à-dire que la mise en pratique de la Parole nous était indiquée comme indissociable de l’attention aux plus faibles. La liturgie nous signifiait que la pureté n’est clairement pas ce qui me sépare de l’autre, comme dans les pratiques pharisiennes, mais au contraire conditionnée par le lien à l’autre, avec une prédilection pour celui qui est rejeté. C’est dans cette continuité que s’inscrivent les textes d’aujourd’hui. Le psaume qui répond à la lecture d’Isaïe nous indique comment l’entendre : « le Seigneur fait justice aux opprimés ; délie les enchaînés, redresse les accablés, protège l’étranger ». Alors si le Seigneur aime les justes, comme le dit le psaume, ce qui précède nous donne une indication sur la nature de cette justice. Le psaume 145 que la liturgie met en réponse à Isaïe nous indique que ce sont bien les opprimés, les enchaînés, les étrangers à qui s’adresse cette parole qui annonce la revanche de Dieu qui vient lui-même et va les sauver.

Quant à la lettre de Jacques qui a parfois des intonations qu’on pourrait juger révolutionnaires sur les riches, elle vient à bon escient nous rappeler le fil rouge de notre année paroissiale : quelle place pour les pauvres parmi nous, dans nos assemblées, dans nos maisons ? Et nous savons aussi par la réunion qui a eu lieu le 7 mars dernier suite à l’invitation du Pape François pour le « dimanche des pauvres » et dont vous avez pu voir un retour dans le côté soleil de septembre, que plusieurs d’entre nous font de la place dans leur vie à ceux qui sont fragiles ou démunis. Et sans doute sommes-nous plus nombreux que ce que nous en savons et vous serez bientôt invités à une prochaine réunion plus large pour le partager. Ouvrir la paroisse aux plus pauvres, ce sera notre fil rouge cette année.

Alors peut-être chacune et chacun de nous peut-il entendre en ce sens l’évangile du jour et ce n’est pas abusif puisqu’il est en écho au texte d’Isaïe. « Effata ! », « Ouvre-toi ! » c’est ce que chacun de nous est invité à faire pour que notre communauté soit ouverte aux plus pauvres. Dans l’évangile, les guérisons sont des signes, et celui-ci n’est pas neutre. Être sourd et muet, c’est être dans l’impossibilité de la relation, surtout à cette époque où la langue des signes n’existait pas. Quand nous sommes sourds aux appels de nos frères, nous sommes invités à entendre le Christ nous dire « Effata », quand notre langue est incapable de dire une parole qui encourage, quand nous ne savons dire ni merci, ni pardon, nous sommes invités à entendre le Christ nous dire « Effata ! » Puisse toute notre communauté s’ouvrir en cette rentrée pour qu’autour de nous les femmes et les hommes qui nous entourent puissent rendre grâce au Père qui a bien fait toutes choses !

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