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Baptême de 5 jeunes adultes

« Jésus de Nazareth, le Crucifié, est ressuscité » (Mc 16, 1-7)

La résurrection de Jésus est peut-être le plus grand évènement de notre histoire.
Pourtant : quelle discrétion le matin de Pâques :
• 3 femmes qui vont parfumer le corps de Jésus ; heureusement qu’elles sont là !
• Le tombeau ouvert.
• Et un jeune homme vêtu de blanc qui leur dit que Jésus est ressuscité, qu’il n’est pas ici, mais en Galilée ; cette région à la population d’origines diverses.
Ce qui a fait dire à l’un des baptisés de cette nuit :
« Ce jeune homme en blanc nous met en dynamique, en marche, en nous renvoyant à notre vie ordinaire avec les autres. »
C’est là que Jésus nous attend.
Mais le jeune homme en blanc est ici, cette nuit.
C’est le cierge pascal.
Il parle de notre vie de chrétien.
• Au-dessus et au-dessous de la croix : la 1ère et la dernière lettre de l’alphabet grec : alpha et oméga ; le début et la fin de notre vie ; ou plutôt : notre avenir sans fin.
Nous venons de Dieu et nous allons à Dieu.
Venus de Dieu : dans la création, il y a les fleurs, le ciel étoilé … ; c’est tellement beau ; mais le plus, le sommet de la création, c’est chaque personne, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu ; chaque personne est sacrée, une histoire sacrée ; chaque personne, quelle que soit son histoire. Le plus beau dans la création : chacun de nous.
Nous allons à Dieu ?
Quel mystère !
Un prêtre dominicain (Philippe Maillard) a dit :
« La vie éternelle, je ne sais pas à quoi elle ressemble. Ce que je sais, c’est que je suis appelé, maintenant, à vivre quelque chose de l’éternité.
Et seul l’amour est éternel. »
« L’amour ne passera jamais », Saint Paul 1 Cor 13.
Notre amour ne passera jamais.
• Cet amour, c’est Jésus-Christ,
c’est la croix au centre du cierge pascal.
Il faut qu’on regarde la croix du Ressuscité : qu’elle nous donne la force et la joie de croire que nous sommes capables du plus grand amour ; capables de pardon, de paix et de fraternité.
Après les évènements de la semaine dernière et le sacrifice du gendarme, un journaliste du journal « La Croix » a écrit :
« Seul l’excès de bien peut vaincre l’excès de mal. »
C’est excès du bien : c’est Jésus-Christ.
C’est nous.
C’est la Résurrection.
• Mais la foi n’est pas un long fleuve tranquille. Elle a ses passages à vide.
« Dieu me rejoint quand je suis vide. C’est quand on est vulnérable que le Christ ressuscité est notre plus grande force », a dit une des futures baptisées.
C’est la flamme du cierge pascal.
Cette flamme à la fois si fragile et si belle.
Fragile et belle comme chacun de nous ; fragile et belle comme la vie et comme la foi.
La flamme du cierge pascal : c’est la promesse de Jésus :
« Je serai avec vous tous les jours, toujours, jusqu’à la fin des temps. »
Alors cette nuit au moment d’échanger le geste de paix,
Nous pourrons nous dire comme nos frères orthodoxes :
« Le Christ est ressuscité ! »
« Il est vraiment ressuscité ! »

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