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Is 60, 1-6 / Psaume (71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13) / Ep 3, 2-3a.5-6 / Mt 2, 1-12

Vue d’ensemble :
Ce chapitre 2 de St Matthieu place l’international dans la crèche aux pieds de Jésus, en adoration, et place la crèche comme le commencement de l’annonce de l’Évangile aux païens au-delà du 1er cercle des juifs.
Ceux et celles qui se retrouvent bien dans cette fête, qui ont approché les mages de leur crèche, en parlant avec les enfants et petits-enfants, sont donc questionnés sur leur capacité d’accueil de la différence. Les Mages sont plus riches que Jésus, Marie et Joseph, ils parlent surement des langues inconnues, et pourtant ils se prosternent devant le petit roi des juifs, roi sans palais, roi sans armée. Ils révèlent une capacité insoupçonnée d’adoration alors que les natifs, les chefs des prêtres et les pharisiens ne bougent pas. Ils sont dépositaires et connaisseurs de la Parole de Dieu mais ne s’enthousiasment pas avec la recherche des mages. Ils les laissent aller seuls à Bethléem.
Ce chapitre de 2 de Matthieu nous révèle donc le plan de Dieu de réconcilier l’humanité. C’est l’anti Babel – l’Épiphanie est à Noël ce que la Pentecôte est à Pâques : le passage à l’universel, la vision divine d’un monde unifié, dans sa diversité, sans privilège. La passion est commencée : indifférence des autorités juives, persécution d’Hérode.
L’Épiphanie est comme un bouquet de fleurs offert au Christ, au Père ; offert par le Père à son peuple.
Vue d’ensemble qui répond à deux questions distinctes :
- La mondialisation en accélération avec la présence de quelques millions d’étrangers en France et 1 million de français à l’étranger par exemple, apporte-t-elle plus de risques que de chances à la fraternité ?
- L’annonce de l’Évangile n’est pas réservée à une minorité. Si elle s’adresse à toutes les cultures, quelles conséquences pour l’Église ?

Vue à travers deux détails :
• Ces 3 personnages mystérieux qui se fient à une étoile n’ont ni nom, ni adresse.
N’évoquent-ils pas ces personnes contemporaines qui sont en route, qui sortent de chez elles pour poser une parole de vérité, un acte de solidarité : ils disent ne pas être orientés par une religion, ou n’en parlent pas. Par certains côtés, ils ressemblent aux mages.
Les mages en chemin ont besoin d’une rencontre avec la Parole de Dieu pour aboutir : ils quittent leurs richesses pour se prosterner à Bethléem devant l’enfant.
Dieu nous a établis comme relais pour qu’ils trouvent le roi des juifs qui vient de naître.
Pour nos contemporains, savons-nous être au bon endroit au bon moment pour leur indiquer l’étape suivante, celle de l’ouverture à un Dieu qui se révèle et qui sollicite notre adoration ? Ce que nous faisons à chaque messe (qui pour Benoit XVI constituait le plus grand acte d’adoration) et dans le quotidien si nous l’orientons vers Dieu à tout moment.
• Prière sur les offrandes :
Regarde avec bonté Seigneur les dons de ton Église qui ne t’offre plus l’or, ni l’encens, ni la myrrhe mais CELUI que ces présents révélaient, lui qui s’immole et se donne en nourriture : Jésus, le Christ, Notre Seigneur, lui-même.

Bernard Colombe

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