Dernière mise à jour le .

6ème dimanche du temps ordinaire

Quelques mots sur la colère.
« Toute personne qui se met en colère devra passer en jugement », dit Jésus.
Les tribunaux vont être débordés !
Quelqu’un m’a dit :
« Ne pas tuer quelqu’un, évidemment ! Mais ne jamais se mettre en colère, impossible ! »
J’ai pensé à 3 sortes de colère (il y en a plus que 3 !)

1. La colère d’indignation
Quand je suis indigné, révolté par des injustices, des situations inhumaines, des comportements inacceptables au niveau social, moral, politique, religieux, …
Dans ces cas-là, il est juste et nécessaire de se mettre en colère.
Colère d’indignation, « sainte colère », colère d’amour.

2. La colère qu’on peut appeler « colère éducative »
Un exemple :
Il y a une vingtaine d’années, j’étais en camps d’aumônerie avec des lycéens ; je me suis vraiment mis en colère un jour où des jeunes qui s’étaient servis les premiers au repas n’avaient rien laissé pour les autres. Ma colère a fait pleurer certains jeunes !
Colère « éducative », car il y a des choses qu’on ne doit pas laisser passer.
Si on a été un peu dur dans notre colère, on peut s’en excuser et faire comprendre les choses calmement.

3. Mais si Jésus met sur le même plan le meurtre et la colère, c’est qu’il y a des colères, des paroles qui peuvent faire très mal à quelqu’un, le blesser profondément, le briser à l’intérieur de lui ; il y a des colères et des mots qui « tuent ».

On ne l’a pas forcément voulu, mais on l’a fait.
Là : il faut avoir l’humilité de demander PARDON.
Le pardon peut nous amener à la réconciliation.

Une question :
Si on s’est mis récemment en colère, qu’est-ce que cette colère dit, révèle de nous-même ?

Un appel de Saint-Jacques :
Frères bien aimés, chacun devrait être toujours prêt à écouter, être lent à parler, lent à se mettre en colère, car la colère de l’homme n’est pas ce que Dieu attend de lui ; Le Dieu « lent à la colère, plein d’amour et de miséricorde ».

Pingbacks

Les pingbacks sont fermés.

Commentaires

Les commentaires sont fermés.